« Dans le film apparaissent des activités économiques à l’arrière-
plan – des artisans, des menuisiers, des blanchisseurs, des com-
merces. Mais tout cela disparaît ensuite, noyé dans la violence,
l’illégalité, le meurtre et la prostitution. Or, sait-on que Dharavi,
ville-bidonville de plus de 500 000 habitants en plein cœur de
l’agglomération, exporte ses articles de cuir, son électronique et
sa menuiserie dans le monde entier ? Sait-on que lorsqu’on se
promène à l’aventure dans un bidonville indien, en général aussi
librement que dans un village, on rencontre des petits fonction-
naires, des techniciens du cinéma, des bijoutiers, presque aussi
souvent que des porte-faix, des marchands de quatre saisons ou
des balayeurs ? Une infime minorité travaille sur les décharges si
présentes dans le film. Une enquête effectuée chez les habitants
des trottoirs de Delhi a révélé que seul 1 % d’entre eux était men-
diant. Ce qui manque au film, c’est tout simplement la banalité.
Banalité d’une vie quotidienne propre à tout travailleur de la pla-
nète – bien des parents partent le matin après avoir conduit leur
enfant à l’école du bidonville, prennent le train de banlieue pour
accomplir leur journée de travail, à l’atelier, au bureau ou devant
leur échoppe. »
Questions : où se passe l'action du film?
Dans quel bidonville? De quelle agglomération? De quel pays?
Pourquoi les habitants de ces slums ne sont-ils pas contents du film?